vendredi 2 mai 2008

aux arts de conter...

Et voilà, et voilà.. Aujourd'hui s'achevait une dernière rencontre avec "les gens" de l'atelier conte.... dernière? Non, non, ce n'est pas possible ça !
Les grenouilles sont à moitié cuites dans la marmite, et je te dirais que c'est ce qui cause mon tourment, comme celui des grandes personnes, c'est pourquoi je dis que rien ne vaut les contes pour rebondir !
Des contes pour grandir, des contes pour ne plus vieillir, des contes pour dire, des contes pour oser dire, des contes pour leur dire, des contes pour vivre ensemble, des contes pour se connaître ? Ah oui, peut-être....

Se connaître en quatre ateliers?
C'est bien vite emballé !
Il nous faudrait une nouvelle semaine sans s'arrêter...
Il faudrait aussi une nouvelle tournée,
Pour tous ceux qui n'ont pas encore essayé,
Et ceux qui voudraient ouvrir la porte de cet atelier.

Et ceux qui sont entrés,
Ignoraient sans doute ce qu'ils allaient trouver...
Se trouver?
Dans le langage du corps et des mots apprivoisés, randonnés, chantonnés, voyagés....
Voyager?

Ah oui, ça c'est une autre idée,
Une autre idée dont on voudrait te parler....
Conter en atelier nous a permis de nous trouver avec l'envie de se retrouver. Et comme je te disais, à cette heure où les grenouilles chauffent dans la marmite, nous nous sommes dits qu'il était urgent d'agir. La rue dira nos maux et gommera peut-être ses gros mots des nouveaux programmes, mais si son projet tombe à l'eau, qu'en sera-t-il de nos projets? Qu'en sera-t-il de la parole ?
Que la parole s'envole dans nos écoles, et qu'ils l'attrapent au vol pour que farandolent nos projets même s'ils ne sont plus votés au budget ! Au travers des saisons, nous avons pour idée de programmer des veillées d'une école à une autre, joli fruit de nos ateliers....

Seulement voilà, et oui, voilà. Aujourd'hui, à l'heure de notre dernier atelier, on n'a pas envie de voir tout ce travail s'effondrer, de laisser les grenouilles carboniser. Les ateliers permettent de rencontrer, se rencontrer, d'essayer... mais si conter c'est se trouver, alors il nous reste à travailler, nous avons besoin d'une plus grande envolée... pourquoi pas proposer UNE SEMAINE DE STAGE "ART DE CONTER" A PUBLIC DESIGNE "les gens de l'atelier"... pour se perfectionner ???

A cette époque où la chaleur devient vraiment insupportable pour les grenouilles, c'est une chance d'avoir au bouillon, les pincées de sel de Maryèle. Elle dit aux grenouilles qu'elles ont deux ailes qu'on n'entend pas, et que pourtant, ce serait être bien nouille que de ne pas les faire parler. Nous, on commence à peine à grenouiller, elle nous souffle l'envolée sous son aile. Ce ne serait pas trop une semaine pour apprendre à migrer au pays conté..... pour qu'on sache y installer tous nos loupiots, pour qu'ils puissent grandir sans trop vieillir, entendre dire ce qu'ils ne peuvent pas dire, jouer les mots et les sonorités, écouter des histoires, de belles histoires.... Ce soir, il n'était pas si tôt, il n'était pas si tard, elle aussi a pris son envolée, et quelle envolée ! C'était une belle histoire que cette série d'ateliers, un belle histoire qui est bien loin d'être finie....

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